Thursday, February 27, 2014

Son parfum

Les parfums ont ce don sublime de transporter nos sens vers des horizons lointains et de nous faire voyager dans le temps. Ils ont également cet étonnant pouvoir d’osmose avec le moment présent, tout comme ils peuvent nous ouvrir la porte du futur. Qui choisit bien son parfum possède une parcelle d’éternité. Telles étaient les pensées de Florian, un jeune homme un peu rêveur, un peu poète qui cherchait un sens à sa vie. Le matin se levait sur Paris : c’était un doux matin du mois de mai, ce genre de matins ou l’on pouvait flâner dans la Capitale ou s’assoir tranquillement a une terrasse, lorsque l’on n’avait pas du tout envie de s’enfermer à l’Université pour écouter le babillement d’un professeur morose et le crissement du papier sous le joug du stylo, ce qui était le cas de Florian. « Pas question d’aller à la fac ce matin ! », se dit il… »Les rues de Paname m’attendent et j’ai bien mieux à faire… » En fait, il disait cela pour se rassurer, pour excuser sa paresse printanière. Florian descendit Metro La Madeleine et prit nonchalamment place à la terrasse d’un café. Il sortit un petit journal, fit mine de le feuilleter pour masquer son ennui, lorsque soudain une « symphonie de Provence »chatouilla ses narines. D ou pouvait donc s exhaler ce doux parfum ? Florian leva les yeux, cherchant à deviner qui véhiculait cet effluve de lavande et de myrrhe. Il y décelait quelque chose d’envoutant… c’est alors qu’il aperçut une jeune fille aux longs cheveux blonds ondules, à quelques mètres de lui, qui semblait répandre cet effluve de senteurs si agréables. Le parfum sembla demeurer un instant encore, mais la jeune fille entra dans lebureau de tabac d à cote. Il se leva précipitamment et courut très vite pour rattraperla jolie fée qui venait de disparaitre…dans sa précipitation, il omit de payer son café… Le serveur mécontent le rappela, mais Florian lui fit signe qu’il revenait… Le cœur de Florian battait a cent a l’heure, il ne regardait plus ou il marchait et c’est ainsi qu’il se cogna dans quelqu un. Ce quelqu un se trouvait être « la jeune fille quisentait si bon » « Pardon Mademoiselle, balbutia Florian, devant lajeune fille médusée qui avait lâché son journal. Puis je vous offrir un café pour me faire pardonner ?Je suis installé juste a cote et le serveur attend que je règle ma commande…biensûr, vous êtes libre de refuser, mais cela serait dommage, j’aimerais beaucoupfaire votre connaissance… » « Bon, c’est d’accord…vous me paraissez bien sympathique…n en déduisez pas que j’accepte les invitations de chaque inconnu parisien qui passe par la… » « Bien sûr que non, Mademoiselle… », dit il avec un sourire charmeur. Une fois installée devant un petit expresso, la « jolie fée » dévoilé enfin à Florian son identité. Elle s’appelle Elodie. « A vrai dire, c’est votre parfum qui a attiré mon attention, je n’ai pas pu y résister… ! » « Ce parfum est entièrement naturel, mon oncle est parfumeur, il vit à Aubagne et m’envoie régulièrement des échantillons de sesnouvelles créations… » « Ce parfum est exquis, suave, tout comme vous »,dit Florian en rougissant légèrement. « Puis je vous offrir un petit bouquet de fleurs pour célébrer notre rencontre ? » Elodie est charme par tant d’attention. Elle qui d’habitude est plutôt réservée et méfiante trouvequelque charme a son interlocuteur. Elle décide d’accepter un joli bouquet de roses rouges. À la fin de la matinée, Florian et Elodie ont échangé leurs numéros de téléphone. Ils ont décidé de se revoir, puis de se revoir encore et de sortir ensemble. Aujourd’hui Florian et Elodie sont un couple des plus heureux…et tout cela, grâce a un petit parfum… A Paris, tout peut arriver…et le destin donne quelquefois unpetit coup de pouce, il suffit d’un rien, une saveur de Provence, une senteurde rose, un joli minois, un petit sourire…Cupidon est là, prêt à enflammer les cœursdes habitants de Paname… Copyright© by Isabelle Esling All Rights Reserved

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