Sunday, August 24, 2014
Romance Corner: Nouveau depart
Romance Corner: Nouveau depart: Samia s’était mariée par amour à l’âge de 18 ans. Peut-être était-elle un peu trop jeune…peut-être avait-elle agi par coup de tête….en tou...
Nouveau depart
Samia s’était mariée par amour à l’âge de 18 ans. Peut-être
était-elle un peu trop jeune…peut-être avait-elle agi par coup de tête….en tout
cas, lorsqu’ elle unit sa destinée à
celle de Daniel elle était très sûre d’elle.
Leurs parents s’étaient clairement opposes à leur mariage. Daniel
avait dû chercher du travail très vite, afin que le couple puisse vivre
indépendamment. Daniel avait soutenu sa jeune femme qui voulait poursuivre ses
études de droit.
Six ans s’étaient écoulés. Samia était maintenant installée dans un cabinet d’avocats et Daniel occupait un modeste emploi de bureau.
La vie de couple semblait un peu moins évidente, en raison
de leurs emplois du temps et de la lassitude qui gagnait tout doucement Samia.
Elle en avait assez de cette routine et la vie avec Daniel
semblait inintéressante. Son mari l étouffait, elle avait envie d’autre
chose…et même, pourquoi pas, de se retrouver seule, sans lui.
Il y eut des tensions, des conflits quotidiens…et un jour,
Samia et Daniel décidèrent de se séparer, temporairement.
Il était convenu que dans trois semaines, ils se
retrouveraient au café du coin, pour faire le point. Si à ce moment précis, ils
ne ressentaient plus rien pour l’autre, ils se sépareraient d’un commun accord.
Daniel décida de passer trois semaines en Italie, histoire
de changer d’air.
Samia était retenue par ses obligations professionnelles, et
elle resta donc sur Paris.
Samia était résolue de cesser de penser à Daniel. Elle décida
donc de s’offrir une petite sortie au restaurant du coin. Quelques hommes
essayèrent de faire des avances à Samia, mais elle les déclina fermement. Malgré
tout, elle savourait cette liberté toute nouvelle sans Daniel. Et ce soir, elle
pourrait rentrer sereinement, sans qu’une dispute quelconque se profile a l’horizon.
Le soir, seule dans le lit conjugal, Samia ressassait
de vieux souvenirs. Elle se rappela son premier baiser avec Daniel et combien
elle était alors amoureuse de lui.
Elle se souvint de tout ce qui l’avait fait craquer chez
Daniel, ses beaux cheveux noirs de jais,
ses petites fossettes quand il souriait, ses yeux noisette en amande, sa
gentillesse, sa tendresse.
Elle en eut les larmes aux yeux, mais se dit qu’après tout,
Daniel n avait fait aucun effort après toutes ces années et qu’elle n’était pas
sure de vouloir continuer son chemin avec lui.
En ce moment, il lui tapait sur les nerfs. Quand elle
voulait lui parler, il était soit sur son iPhone, soit sur son ordinateur portable.
Samia, quant à elle, se vautrait devant la télé en signe de protestation, ce
qui engendrait des disputes car Daniel ne supportait pas ses séries et se
plaignait du bruit quand la série culte de Samia passait à la télé.
Deux semaines passèrent. L’absence de Daniel commençait à se
ressentir dans l’appartement. Samia sentait qu’il lui manquait quelque chose.
Elle se rappela alors de l’émotion qu’elle avait ressentie lors de leur premier
baiser. Elle se mit à pleurer et se demanda comment elle et son mari avaient pu
en arriver là…y avait-il encore une chance de recoller les morceaux cassés ou était-il
trop tard ?
Au fond d’elle-même, elle ressentait une affection sans
bornes pour Daniel. Elle se dit qu’elle allait lui parler à son retour. Elle
lui demanderait, s’il était d’accord, de lui donner une autre chance.
Elle ferait des efforts pour qu’ils se parlent d’avantage. Elle
se mettrait moins en colère quand elle serait en désaccord. Une fois par
semaine, ils s offriraient une sortie.
Samia souhaitait que Daniel reste dans sa vie, c’est ce que
son cœur exprimait au plus profond d’elle-même.
Huit jours passèrent enfin, s’écoulant au fil d’un compte-goutte
que Samia trouvait extrêmement long.
Le jour J arriva enfin. Samia se coiffa, se fit belle et se
rendit au café ou elle avait rendez-vous avec Daniel, légèrement en avance.
Elle vit Daniel arriver de loin. Il avait l’air d’avoir
maigri un peu.
Il tenait un petit paquet à la main et un bouquet de roses
rouges à la main.
« Daniel, je…, non toi d’abord… »
« Samia, je te propose qu’on se donne un nouveau départ,
si tu le veux bien, Samia…pendant ces trois semaines, je t’ai écrit une carte
tous les jours, mais j’ai été incapable de les envoyer…alors, tiens, ma chérie,
voici un témoignage de mon amour…plus ce petit bouquet de la part de ton mari
qui t’aime et qui te demande pardon… »
A ces mots, Samia fondit en larmes et serra Daniel contre
elle.
« Tu n’as pas à me demander pardon, Daniel…j’ai été insupportable
ces derniers temps…je vais faire un effort, je tiens à toi, je t’aime, moi
aussi, tu sais…Donnons-nous un nouveau départ. »
Daniel et Samia se rendirent à la maison, bras dessus, bras
dessous.
Copyright© by Isabelle Esling
Wednesday, August 20, 2014
Romance Corner: Et l’amour triompha, malgré tout...
Romance Corner: Et l’amour triompha, malgré tout...: Inscrit en Terminale S, dans un lycée parisien réputé, Simon était plutôt bien intégré dans sa classe. Pourtant, les choses avaient to...
Et l’amour triompha, malgré tout...
Inscrit en Terminale S, dans un lycée parisien réputé, Simon
était plutôt bien intégré dans sa classe.
Pourtant, les choses avaient tourné au cauchemar en l’espace
de quelques semaines, et Simon n y était pour rien. Il était cependant
devenu la tête de Turc de la classe.
Il se demandait comment les choses avaient pu dégénérer en
si peu de temps. En fait, le responsable en était l’aggravation du conflit israélo-palestinien.
La majorité de la classe avait délibérément choisi le parti
des Palestiniens. Tout le monde savait que Simon était juif. Son père était le
rabbin de la communauté du quartier. Il avait grandi dans une famille
pratiquante, dans le 19 eme arrondissement de Paris.
Devant son refus de prendre position en faveur des Palestiniens,
il se prenait des insultes en pleine figure régulièrement.
« Sale youpin » ou « dégage donc en Israël.
On n’a pas besoin de parasites comme toi, et les tiens, qui financent l’état d’Israël
en douce et qui ont le culot de se proclamer patriotes après ca… »
Simon n’avait même pas pris la peine de répondre, mais il se
trouvait stigmatisé par tout un groupe qui s’était ligué contre lui. Il se dit
que la nature humaine était bien changeante et qu’on ne pouvait faire confiance
à personne.
D’un tempérament calme et posé, Simon n’avait pas éprouvé le
besoin de défendre qui il était. Il souffrait en silence. Sa famille lui avait
transmis un ensemble de valeurs qui étaient les siennes et auxquelles il
croyait. Il n’osait pas trop parler à la maison de ce qu’il vivait au lycée.
Son père avait des problèmes de santé et sa mère était constamment occupée, particulièrement
les veilles de Shabbat.
Il était plutôt beau garçon. Ses cheveux étaient blonds
dorés, son teint légèrement mat et ses yeux reflétaient un esprit brillant.
Mais même la gent féminine le persécutait.
Maria, une jeune fille d’origine italienne était particulièrement
dure avec Simon. À chaque fois qu’il croisait son chemin, il avait droit à une méchanceté
de sa part.
Simon finit par se retrouver dans une solitude morale telle qu’il
se sentait au bord de la dépression.
Un soir, alors que Maria rentrait chez elle, deux garçons du
lycée, fort mal intentionnés la suivirent.
Ils lui tendirent un guet-apens. L’un d’entre eux l immobilisa et l’autre tenta de
lui voler un baiser et quelques caresses.
Plus Maria criait et se débattait, plus elle avait l’impression
qu’elle était prisonnière de ses agresseurs. Prise de panique, elle se mit a
hurler.
A sa grande surprise, ses camarades de classe qui passaient
par là, ne s’arrêtèrent pas.
Simon aussi emprunta le même chemin.
Maria continua à crier « à l’aide », mais elle
eut très peu d’espoir que Simon entreprit quelque chose en sa faveur.
Pourtant, Simon, pris d’un élan de compassion, jeta immédiatement
son cartable à terre et se jeta sur les deux agresseurs en libérant Maria.
Il fit signe a Maria de s’enfuir au loin.
Maria se refugia au coin de la rue suivante et appela discrètement
la police depuis son portable.
Lorsqu’ elle vit la voiture de police approcher, elle revint
sur ses pas. Simon gisait à terre et visiblement les deux autres garçons
avaient pris la poudre d’escampette.
Simon avait un œil au beurre noir et sa lèvre inférieure
saignait abondamment.
L’officier de police leur proposa de les emmener au
commissariat afin qu’ils puissent faire leur déposition et porter plainte contre
les agresseurs.
Dans la voiture de police, Maria n’en menait pas large. Elle regardait Simon à
la dérobée. Un sentiment de remords la dévorait et elle n’osait regarder son
sauveur dans les yeux.
Arrives dans la salle d’attente du commissariat, assise à côté de Simon, elle eut enfin le courage de prendre la parole.
-« Simon… »
-« Oui, Maria ? »
-« Simon, je te demande pardon. Je ne sais pas ce que
je serais devenue sans ton aide ce soir. On m’aurait sans doute violée. Je sais
que je n’ai pas été très gentille avec toi, et je le regrette. »
-« Alors, je ne suis plus un « sale youpin »
pour toi, maintenant ? », dit Simon avec une petite pointe d’ironie
dans la voix.
Maria baissa les yeux.
-« Les gens de ma classe, poursuivit-elle, ils m’ont
tous vue, et ils ont passé leur chemin, comme si de rien n’était… »
-« Je sais. Moi je n’ai jamais supporté qu’on fasse du
mal à une femme. Dans ma communauté, la femme a une place centrale, tu sais… »
- « Attends, tu saignes encore », dit Maria,
en essuyant le sang qui s’écoulait de la lèvre de Simon.
À ce moment, son regard se posa sur le visage de Simon. C’était
comme si des écailles lui tombaient des yeux et qu’elle puisse tout à coup voir
l’intérieur de ce jeune homme. Elle y vit une âme belle et pure et se mit à
aimer ce qu’elle voyait.
La découverte de ce visage dans des dimensions si
spirituelles était quelque chose de si nouveau pour Maria. Elle fut prise d’une
grande émotion et constata que son pouls battait à un rythme inhabituel. Elle
saisit alors la main de Simon et fit mine, d’essuyer à nouveau la blessure de
sa lèvre. Elle y déposa un baiser plein de tendresse.
À sa grande surprise, Simon lui rendit son baiser avec intensité
et la prit tendrement dans ses bras.
Maria soupira, très émue de ce qui lui arrivait.
-« Je ne pensais pas que ça m’arriverait un jour, mais
je sais que je t’aime, Simon. »
-« Moi aussi je t’aime, Maria », répondit Simon
en lui souriant.
-« Mais que va dire ta famille ? », demanda
Maria, très inquiète.
-« Peu importe, dit Simon, l’amour, lorsqu’ il est sincère
et partagé, finit toujours par se frayer un chemin. Lorsque deux êtres sont destinés
à être ensemble, personne ne peut les séparer. »
On raconte dans le quartier, que trois ans plus tard, Simon
et Maria se sont mariés. Maria a même fini par adhérer à la croyance de Simon,
par conviction personnelle. Un an plus tard, ils etaient les heureux
parents d’un adorable petit garçon nommé Samuel.
Copyright© by Isabelle Esling
Saturday, July 26, 2014
Romance Corner: Pariser Liebe
Romance Corner: Pariser Liebe: Karsten sah heute Morgen eher deprimiert aus. Seine Freundin hatte ihn verlassen. Lucie war Pariserin und hatte sehr viel Mühe, sich an i...
Pariser Liebe
Karsten sah heute Morgen eher deprimiert aus. Seine Freundin hatte ihn verlassen. Lucie war Pariserin und hatte sehr viel Mühe, sich an ihrem deutschen Freund anzupassen. Sie verstand die deutsche Mentalität einfach nicht...außerdem fand sie ihn kompliziert. Heute hatte es großen Krach zwischen beiden Menschen gegeben und als Antwort hatte Lucie ihre Sachen gepackt und sich mit der Beleidigung, " espece de sale boche", verabschiedet.Einfach so, um acht Uhr morgens. Sie hatte sich nicht einmal umgedreht, sie hatte genug. Karsten hätte es gerne gutmachen wollen, aber es klappte nicht. Es war das Ende einer romantischen Liebe, die vor drei Jahren begonnen hatte. "Mensch ist das Leben schwer in Paris, wenigstens wenn man Deutscher ist. Die Franzosen hassen uns, und das ist geschichtlich, da kann man nichts dagegen machen! "
Karsten fühlte sich sehr schlecht in seiner Haut. Er musste einfach raus. Er kam in ein Cafe und setzte sich. Er bestellte einen Expresso. Ihm war zum Kotzen und man sah es ihm an. So schlecht hatte er sich im Leben noch nie gefühlt. Er war so nervös, daß er seinen heißen Kaffee auf sich schüttete.
" O Mann, o Mann, das hatte mir gerade noch gefehlt", erwiderte er ganz laut "Unangenehme Lage", unterbrach ihn ein junges blondes Mädchen, das ihn ganz lieb anlachte. " Hallo, sind Sie Deutsche?" fragte Karsten ganz erstaunt, daß er hier vielleicht Landsleute finden könnte "
Nicht genau-Bin deutsch-französin-bin an der deutsch-französischen Grenze aufgewachsen...außerdem, mein Name ist Nicole...darf ich Sie zum Kaffee einladen? Geht es Ihnen dann besser?" " Ich heiße Karsten. Gerne, Nicole, aber ich fürchte, Sie können mir nicht helfen. Meine Freundin hat mich verlassen, sie hat mich als " Bosch" beleidigt und hat ihre Sachen gepackt...einfach so, von heute auf morgen, verstehen Sie?" Nicole legte zärtlich ihre Hand auf Karstens Schulter."
Es gibt doch andere Mädchen in Paris, oder? Sie sind doch gutaussehend...Es sollte doch leicht sein, eine neue Freundin zu finden?" " Nee, die Französinnen hassen die Deutschen. Wir sind immer mit Nazismus und all dem Quatsch verbunden. Ich habe es satt. Ich glaube, ich fahre nach Heidelberg zurück..." "Moment, Karsten" , sagte Nicole, " ich finde Sie ganz süß"... " Wirklich?" Nicole errötete leicht. " Na klar...!" Sie schaute ihm tief in die Augen und küsste dann seine Lippen. Eine neue romantische Liebe hatte gerade in der Stadt der Liebe begonnen...
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Thursday, June 26, 2014
Romance Corner: Sauvé par l amour
Romance Corner: Sauvé par l amour: On est éternel quand on a 17 ans. À cet âge, la vie parait si longue, si pleine de promesses et de possibilités. C’était l’âge de Fab...
Sauvé par l amour
On est éternel quand on a 17 ans.
À cet âge, la vie parait si longue, si pleine de promesses et de possibilités. C’était l’âge de Fabien, qui depuis son chevet écoutait le chant des oiseaux au travers de sa fenêtre, grande ouverte.
Le verdict de son médecin avait été sans appel : leucémie en phase terminale, 6 mois maximum à vivre.
Sa mère, Ingrid, voulait qu’il économise ses forces et l’avait confiné dans sa chambre, au premier étage, avec pour interdiction absolue de se rendre au dehors.
Certes, Fabien se sentait faible en ce moment.La tète lui tournait quelquefois au réveil, mais il avait follement envie de se promener dans le quartier afin de s’imprégner de son atmosphère. Il se disait que si cela devait être la fin, autant qu’il profite de chaque jour. Fabien n’avait pas envie de mourir-pas maintenant, si jeune ! Il se sentait comme ces soldats que l’on envoyait de force au front pendant la Grande Guerre (celle de 14-18) et dont on avait très peu de chance de revenir vivant. Avant ce passage au cabinet du Dr Vuibert, Fabien menait une vie plutôt normale, sortait avec ses amis et s’estimait plutôt heureux. D’un seul coup le destin en avait décidé autrement et la vision de sa mort prochaine le menaçait, telle une épée de Damoclès. Pourtant Fabien se projetait bien au-delà de ces fatidiques 6 mois ; il faisait ce rêve récurrent d’une jeune fille blonde qu’il tenait dans ses bras. Dans ce rêve, il se voyait fort et en bonne santé. Ce rêve paraissait tellement réel qu’il n’avait-selon Fabien- pas d’autre choix que de se matérialiser un jour ou l’autre. Aujourd’hui les rayons du soleil passaient au travers de la fenêtre et le réchauffaient agréablement. Les oiseaux chantaient un hymne à la vie. Une légère brise se faufilait au travers des arbres du boulevard Saint Germain. Fabien se leva et regarda par la fenêtre. Son œil se promena sur tout le boulevard, épiant les allées et venues des passants. Cette matinée lui paraissait tellement agréable et il décida de braver l’interdiction de sa mère d’aller au dehors. Il descendit les escaliers d’un pas lent et mesure, en prenant une longue inspiration, fit tourner mollement la clef dans la serrure et referma la porte très lentement, en prenant soin de ne pas regarder en arrière.
La liberté, il désirait la savourer lentement, à petites gorgées, comme cette savoureuse grenadine que sa grand-mère lui avait offerte à ses 6 ans. Il portait un pantalon en toile, très léger, et un T-shirt. Il se sentait légèrement fiévreux, mais en même temps grise par ce vent d’une liberté toute nouvelle. Il pensa qu’il était possible de changer sa destinée, à tout instant. Il y croyait, même si son corps semblait affirmer le contraire. Il se dirigea vers le Jardin du Luxembourg. Il y pénétra, content de lui et de cette journée qui démarrait si bien. Il s’approcha d’un parterre de fleurs, qu’il observait avec attention, notant le subtil mélange de couleurs qui le composait. Tout à coup, il vacilla : sa tête tournait à la vitesse d’un manège. Il ne vit plus rien devant ses yeux, mais sentit que quelqu’un le retenait.
Charline avait aperçu le jeune homme en détresse et avait accouru aussitôt pour lui porter secours. Fabien l’avait entrainée dans sa chute, si bien qu’elle tomba lourdement sur sa poitrine. Effrayée, Charline crut que son âme l’avait quitté pour de bon. Elle se pencha sur sa poitrine, essayant tant bien que mal de repérer les battements de cœur de Fabien. Son cœur battait, certes, mais il semblait a Charline que c’étaient des battements presque imperceptibles. Elle n’était guère rassurée sur le sort de Fabien. Elle leva la tête et scruta ce jeune homme aux traits fins qui avait l’air si paisible. Elle y décela tant de beauté et de charme qu’ elle en fuit séduite-sur le champ. Elle aurait bien voulu le voir éveillé. Avec beaucoup de spontanéité, elle déposa un baiser sur ses lèvres, en lui chuchotant à l’oreille : réveille-toi, mon prince, je t’en prie… » C’est alors que Fabien ouvrit les yeux et reprit conscience. Cette jolie créature qui se tenait devant lui était exactement celle de sa vision, elle était là, belle et légère, souriante, telle un ange. « Où suis-je ? », demanda Fabien, un peu confus. « Au Jardin du Luxembourg… tu as fait une chute…et je t’ai rattrapé…mais en voulant te rattraper, tu m’as entrainée dans ta chute… » « Ah oui, je me souviens maintenant de mon vertige… » « Au fait, je m’appelle Charline… » « Moi, c’est Fabien. Ai-je rêvé tout à l’heure ou bien est-ce que tu m’as embrassé ? » Le visage de Charline s empourpra. Elle était quelque peu gênée par son excès de spontanéité. Elle avait supposé que son baiser serait passé inaperçu. « Eh bien, oui, je l’ai fait…en fait, j’avais peur que tu ne te réveilles plus… » Fabien sourit. « La douceur de tes lèvres aurait ramené le plus mourant des individus à la vie ! » Charline sourit à son tour et Fabien posa délicatement son bras autour de l’épaule de la jeune fille. Ses yeux rencontrèrent les yeux de Fabien et elle comprit qu elle aimait ce jeune homme, qu elle l’avait aimé dès le premier instant. Il lui rendit son baiser avec toute la fougue de ses 17 ans. Il la regarda avec tendresse, puis il prit un air grave : « Écoute Charline, je crois que tu m’aimes et moi aussi je ressens la même chose pour toi. Tu es apparue dans ma vie comme par magie et j’en suis heureux. Mais avant que tu ne décides de t engager avec moi, il faut que tu saches que je suis condamné. » « Comment ça, condamné ? » « Il ne me reste plus que 6 mois à vivre. Je suis atteint de leucémie. Ma mère m’empêche de sortir, et je suis cloué au lit du matin au soir. C’est parce que j’ai bravé l’interdiction de ma mère que nous nous sommes rencontrés. -Fabien, condamnés à mourir, nous le sommes tous. Cela ne change rien au fait que je t’aime. Je suis sure de mes sentiments. J’aimerais d’ailleurs que tu viennes t installer chez moi. Je prendrai soin de toi, mais je veux que nous vivions intensément que nous profitions du temps présent. -Mais ma mère ne voudra jamais…je n’ai que 17 ans ! -Oui, mais moi j’en ai 20, laisse-moi lui parler d’abord.
L’amour est une force mystérieuse qui ouvre beaucoup de portes verrouillées à double tour. Comment Charline réussit à convaincre la mère de Fabien restera une énigme. Le soir même, Fabien fut autorisé à s’installer chez Charline. Charline était diététicienne…elle concocta des plats délicieux pour son bien aimé et lui fit passer des moments très intenses en sa présence. Il se sentait plus détendu, et plus heureux chaque jour. Quand Charline rentrait du travail, elle était aux petits soins. Peu à peu les malaises de Fabien ont disparu et ses vertiges se sont espacés…jusqu’ au jour où Fabien s’est senti totalement guéri, diagnostic qui lui fut confirmé par le médecin après analyses : rémission totale. Charline a consigne leur aventure par écrit, afin que tous les sceptiques de la terre puissent enfin ouvrir les yeux et croire au miracle de l’amour.
Copyright© by Isabelle Esling
Tuesday, June 24, 2014
Aimez vous les romans d amour?
Si la reponse est oui, vous allez probablement aimer Mon Coeur bat pour toi, Sammy...decouvrez le sur Amazon.
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Saturday, June 21, 2014
Romance Corner: Retrouvailles inattendues
Romance Corner: Retrouvailles inattendues: Troublée par ses propres pensées, Saskia se parlait à elle-même : « Cela faisait bien 20 ans que je n’avais pas mis les pieds à Paris. I...
Retrouvailles inattendues
Troublée par ses propres pensées, Saskia se parlait à elle-même :
« Cela faisait bien 20 ans que je n’avais pas mis les pieds à Paris. Il ne me restait de la Capitale que de vagues souvenirs, un brin d’émotions et quelques impressions diffuses.
Le temps semblait avoir tout emporte, sauf le souvenir de ce premier amour, a Denfert Rochereau.
Je me revois, toute fraiche, toute pimpante avec ma petite robe blanche à pois rouges et mes cheveux attaches dans un chouchou assorti.
Je me souviens avoir emprunte l’avenue René Coty a ses cotes. Je me souviens…nous étions jeunes, insouciants et nous marchions main dans la main. Nos regards se rencontraient avec délices. Il avait une posture altière, un regard pénétrant qui savait m émouvoir jusqu’ aux larmes. Il émanait de son être beaucoup de douceur. Nous nous étions rencontres par hasard, a la place Denfert Rochereau, a proximité du lion majestueux, symbole de résistance et de force.
Nous avions foi en notre amour que nous jugions aussi solide que ce lion juste devant nous. Nous nous étions jure fidélité, nous avions fait serment de ne jamais nous séparer.
Mais le destin en avait décidé autrement.
J’ai dû quitter Paris, par la force des choses.
J’ai fini, au fil des années, par perdre la trace de celui que j’avais tant aimé.
Je me suis mariée, je n’ai pas eu d’enfants. Un jour, j’ai divorcé.
J’ai toujours ressenti de vide de son absence.
Certes, j’aurais pu le rechercher. Avouez que retrouver Pierre Dupont à Paris revenait à chercher une aiguille dans une botte de foin.
Je pensais que je serais plus chanceuse à décrocher le gros lot en jouant au loto national. J’y jouais d’ailleurs de temps en temps. Je jouais toujours la même combinaison : nos deux dates de naissance, à Pierre et à moi.
À ma grande surprise, je gagnai au tirage de la semaine dernière, la somme non négligeable de deux millions d’euros.
J’étais certes riche, maintenant, mais je ressentais un immense vide au fond de mon cœur. »Dans un élan insensé , caressant vaguement l’espoir de retrouver Pierre, un jour, peut-être, au hasard d’une rencontre, elle retourna à Paris. Elle s acheta un somptueux appartement tout près de la place Denfert et décida de retourner au café de ses premières amours, dans ce même café, ou elle avait échangé ses premiers baisers passionnes avec Pierre. Elle commanda un café, s’assit a la même place qu’elle avait occupée 20 ans auparavant. « Et si je ne lui plaisais plus…j’ai 20 ans de plus, tout de même ? Et lui, a quoi peut-il bien ressembler ? » Saskia se torturait mentalement, puis elle décida de se laisser aller. Elle s affaissa légèrement sur sa chaise et ferma les yeux pendant quelques instants. Quelque un posa sa main sur la sienne. « Saskia ? Toi ici ? »
Elle ouvrit les yeux…Un homme charmant, qui avait quelque peu mûri mais en qui elle reconnaissait les traits de celui qu’elle avait aimé passionnément vingt ans auparavant, se tenait devant elle en souriant. Saskia se leva d’un bond et se jeta au cou de Pierre. Certes, il y avait une chance sur un million que cela se produise, et pourtant, le miracle de l’amour avait encore opéré au cœur de Paname.
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Friday, June 20, 2014
Thursday, June 19, 2014
Romance Corner: L amour était au rendez-vous
Romance Corner: L amour était au rendez-vous: À dix heures du matin, le soleil illuminait la Capitale qui était déjà bien lancée dans sa dynamique en ce jeudi matin : les rues grouill...
L amour était au rendez-vous
À dix heures du matin, le soleil illuminait la Capitale qui était déjà bien lancée dans sa dynamique en ce jeudi matin : les rues grouillaient de monde, et la circulation atteignait déjà quelques pics, selon les quartiers. C’était un matin ordinaire, sauf pour Fabienne. Pour Fabienne, ce jeudi matin était le début d’une belle journée de conge. Elle qui d’habitude se levait aux aurores, s’était offert le luxe d’une grasse matinée.
Un rayon de soleil malicieux avait cependant percé au travers des épais rideaux rouge pourpre de son appartement parisien et avait eu raison de son sommeil, sur le coup de 9 h30.
Fabienne se frotta nonchalamment les yeux, encore toute engourdie de sommeil. Elle s étira avec la grâce d’un jeune chaton, et s’exclama : « une journée, rien qu’à moi, quel bonheur ! »
Elle fit sa toilette avec beaucoup de minutie, scrutant chaque recoin de son visage, prenant soin de masquer chaque imperfection avec son fond de teint.Lavée, habillée et maquillée avec soin, elle se revêtit d’une robe vert émeraude, merveilleusement coupée qui faisait ressortir a merveille sa longue chevelure or, et d’une paire de ballerines noires. Ses longs cheveux dorés contrastaient avec ses yeux d’un brun profond. On y lisait un tempérament passionné. Très soignée dans son apparence, tout en étant très simple, Fabienne avait beaucoup d’allure et de charisme. Elle possédait également une assurance naturelle. Cette jeune fille était un tourbillon d’enthousiasme, son cercle d’amis était fascine par son incroyable personnalité et elle arrivait à s’attirer des sympathies de toutes parts. Après avoir avale un expresso à la hâte, Fabienne décida de s’offrir un petit luxe : un petit-déjeuner au café du coin. Elle s’installa confortablement à la terrasse du café Daguerre, qui était déjà rempli. Bon nombre d’habitués occupaient leur place fétiche. Fabienne finit par trouver un emplacement qui lui convenait parfaitement bien.
Elle passa commande et s affaissa nonchalamment sur sa chaise, en inclinant légèrement la tête. Il faisait bon, et le quartier était en pleine effervescence. Fabienne se plaisait a observer ces gens qui s’apprêtaient a entrer dans le métro ou dans les magasins. D’autres flânaient d’un air distrait sur l’avenue du général Leclerc. Elle se mit à rêver, en continuant à observer les protagonistes de la scène qui se déroulait devant ses yeux. Elle lisait dans leurs yeux et leurs expressions faciales, leurs joies, leurs peurs et leurs rêves inassouvis. Elle leur inventait une histoire de mari trahi, d amantes infidèles, d’enfants faisant l’école buissonnière…Elle se mit à rêver aussi d’un homme, qui apparaitrait magiquement dans sa vie, et qui en changerait le cours pour toujours. La voix du serveur qui apportait son copieux déjeuner la tira de sa rêverie. Elle huma avec plaisir l’odeur des croissants, qu’elle s’empressa de beurrer et d’y rajouter de la confiture de fraises…Cette dégustation a la française fut un moment de plaisir intense. Fabienne aurait souhaite prolonger ce moment de pur bonheur à l’infini. L’humeur rêveuse de Fabienne se poursuivit, si bien qu’elle ne remarqua pas le jeune homme assis a la table voisine, qui l observait avec une attention soutenue.
Igor était un homme d’affaires russe de passage à Paris-ou plutôt en transit pour trois jours. Demain, il retournerait a Moscou, son lieu de résidence. Igor avait belle allure : d’une taille de 1m90, mince, des cheveux courts, soigneusement coupés à ras, des yeux clairs et limpides qui faisaient ressortir une sorte de candeur naturelle. Il songeait déjà à son départ pour Moscou vendredi matin quand son regard se posa sur cette jeune fille si singulière. Il devait absolument trouver le moyen de lui parler. C’était maintenant ou jamais. Elle pouvait décider de partir d’un moment à l’autre… « Bonjour Mademoiselle, pardon de vous deranger, par ce beau matin de printemps, mais je me demandais si… » « Encore un baratineur », dit Fabienne tout haut, quelque peu exaspérée. Igor ne lâcha pas prise : « Mademoiselle, je ne suis pas ici pour tirer avantage de vous, a la manière de ces vulgaires dragueurs de quartier…mais il faut que je vous avoue que vous me plaisez beaucoup… » Fabienne se leva d’un bond, visiblement agacée par tant d’audace. Igor se leva et lui saisit le poignet. « Attendez, Mademoiselle, s’il vous plait. Il faut bien que je vous dise ce que je ressens, je quitte Paris demain matin…si je ne le fais pas maintenant, je ne serai plus jamais en mesure de le faire ! »
Fabienne, dont l’intention première était de se libérer de l’emprise de cet intrus, regarda Igor dans les yeux. Elle détecta dans ces yeux clairs quelque chose d’innocent, de pur, et presque enfantin. Igor la suppliait du regard. Elle resta silencieuse pendant un petit moment et sentit une émotion la gagner progressivement. Elle baissa les yeux, puis les leva à nouveau vers Igor, qui avait lâché son poignet. Elle aurait pu tourner les talons et détaler comme un petit lièvre surpris par un chasseur aux aguets. Mais elle n en fit rien. « Je te plais vraiment ? », dit- elle, toute abasourdie. « Mais oui, j’ai le coup de foudre pour toi, cela ne m’était jamais arrivé…l’ennui, c’est que je dois repartir dans mon pays demain matin… Je m’appelle Igor Federovitch. J’habite à Moscou. » « Moi c’est Fabienne…mais, écoute, je n’ai pas pour habitude d’aller avec des hommes inconnus… » Au fond d’elle-même, Fabienne était très émue. Ce jeune homme aux cheveux couleur de ble et aux yeux bleus lui plaisait également. Il avait quelque chose de special, il n était pas comme les hommes qu elle avait connus auparavant. Igor lui prit la main et y déposa un tendre baiser. « Fabienne, tu es libre…mais sache que je t aime…si tu en as le courage, accompagne moi dans ma chambre d hôtel ce soir…apres, il sera trop tard, je ne serai pas sur Paris avant 6 mois…la vie est souvent pavée d’occasions perdues…ne vivons dans le regret mais dans le temps présent… »
Un frisson parcourut Fabienne. Elle s’approcha d’Igor et le prit dans ses bras. Elle lui caressa les cheveux et déposa un baiser dans son cou. « Comment ferons-nous après ? Quand tu seras parti ? » « L’amour trouve toujours un chemin…aie confiance… » Fabienne se sentait à présent légère comme ces premières hirondelles du printemps. Elle décida de suivre Igor dans son hôtel et de se donner à lui. Lorsqu’ Igor la quitta a l aeroport, elle pleura longuement, en se disant que c’était une aventure sans lendemain. Pourtant Igor revint quelque temps plus tard et trouva un travail fixe a Paris. Fabienne et Igor sont aujourd’hui mariés, et les fiers parents de deux jumelles adorables : Irina et Isabella. Le miracle de l’amour avait opéré, comme par magie par ce beau jeudi de printemps, dans le 14 eme arrondissement de Paris.
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Thursday, February 27, 2014
Romance Corner: Son parfum
Romance Corner: Son parfum: Les parfums ont ce don sublime de transporter nos sens vers des horizons lointains et de nous faire voyager dans le temps. Ils ont égalem...
Son parfum
Les parfums ont ce don sublime de transporter nos sens vers des horizons lointains et de nous faire voyager dans le temps.
Ils ont également cet étonnant pouvoir d’osmose avec le moment présent, tout comme ils peuvent nous ouvrir la porte du futur.
Qui choisit bien son parfum possède une parcelle d’éternité.
Telles étaient les pensées de Florian, un jeune homme un peu rêveur, un peu poète qui cherchait un sens à sa vie.
Le matin se levait sur Paris : c’était un doux matin du mois de mai, ce genre de matins ou l’on pouvait flâner dans la Capitale ou s’assoir tranquillement a une terrasse, lorsque l’on n’avait pas du tout envie de s’enfermer à l’Université pour écouter le babillement d’un professeur morose et le crissement du papier sous le joug du stylo, ce qui était le cas de Florian.
« Pas question d’aller à la fac ce matin ! », se dit il… »Les rues de Paname m’attendent et j’ai bien mieux à faire… »
En fait, il disait cela pour se rassurer, pour excuser sa paresse printanière.
Florian descendit Metro La Madeleine et prit nonchalamment place à la terrasse d’un café. Il sortit un petit journal, fit mine de le feuilleter pour masquer son ennui, lorsque soudain une « symphonie de Provence »chatouilla ses narines. D ou pouvait donc s exhaler ce doux parfum ?
Florian leva les yeux, cherchant à deviner qui véhiculait cet effluve de lavande et de myrrhe. Il y décelait quelque chose d’envoutant…
c’est alors qu’il aperçut une jeune fille aux longs cheveux blonds ondules, à quelques mètres de lui, qui semblait répandre cet effluve de senteurs si agréables.
Le parfum sembla demeurer un instant encore, mais la jeune fille entra dans lebureau de tabac d à cote.
Il se leva précipitamment et courut très vite pour rattraperla jolie fée qui venait de disparaitre…dans sa précipitation, il omit de payer son café…
Le serveur mécontent le rappela, mais Florian lui fit signe qu’il revenait…
Le cœur de Florian battait a cent a l’heure, il ne regardait plus ou il marchait et c’est ainsi qu’il se cogna dans quelqu un.
Ce quelqu un se trouvait être « la jeune fille quisentait si bon »
« Pardon Mademoiselle, balbutia Florian, devant lajeune fille médusée qui avait lâché son journal.
Puis je vous offrir un café pour me faire pardonner ?Je suis installé juste a cote et le serveur attend que je règle ma commande…biensûr, vous êtes libre de refuser, mais cela serait dommage, j’aimerais beaucoupfaire votre connaissance… »
« Bon, c’est d’accord…vous me paraissez bien sympathique…n en déduisez pas que j’accepte les invitations de chaque inconnu parisien qui passe par la… »
« Bien sûr que non, Mademoiselle… », dit il avec un sourire charmeur.
Une fois installée devant un petit expresso, la « jolie fée » dévoilé enfin à Florian son identité. Elle s’appelle Elodie.
« A vrai dire, c’est votre parfum qui a attiré mon attention, je n’ai pas pu y résister… ! »
« Ce parfum est entièrement naturel, mon oncle est parfumeur, il vit à Aubagne et m’envoie régulièrement des échantillons de sesnouvelles créations… »
« Ce parfum est exquis, suave, tout comme vous »,dit Florian en rougissant légèrement.
« Puis je vous offrir un petit bouquet de fleurs pour célébrer notre rencontre ? »
Elodie est charme par tant d’attention. Elle qui d’habitude est plutôt réservée et méfiante trouvequelque charme a son interlocuteur. Elle décide d’accepter un joli bouquet de roses rouges.
À la fin de la matinée, Florian et Elodie ont échangé leurs numéros de téléphone. Ils ont décidé de se revoir, puis de se revoir encore et de sortir ensemble.
Aujourd’hui Florian et Elodie sont un couple des plus heureux…et tout cela, grâce a un petit parfum…
A Paris, tout peut arriver…et le destin donne quelquefois unpetit coup de pouce, il suffit d’un rien, une saveur de Provence, une senteurde rose, un joli minois, un petit sourire…Cupidon est là, prêt à enflammer les cœursdes habitants de Paname…
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Friday, February 21, 2014
Saarbrücken, Brücke der Liebe
Saarbrücken: die Brücke der Liebe
Ingrid war in der Landeshauptstadt des Saarlandes aufgewachsen. Sie kannte ihre Stadt auswendig: den Sankt Johanner Markt, den Ludwigsplatz, die Bäckerei Heil, die Metzer Straße, all die verschiedenen Geschäfte...Jeder Ort erweckte neue Erinnerungen.
Warum sie damals ausgewandert war, wußte sie selbst nicht.
Ach ja, vielleicht wurde damals sie von ihrer Lust nach Abenteuer getrieben...sie wollte es mal in der Großstadt versuchen, da konnte sie vielleicht ihren verrückten Traum verwirklichen, Schauspielerin zu werden.
Mit 18 hatte sie so einfach ihre Sachen gepackt und die Stadt verlassen, ohne sich umzudrehen. Sie wendete sich zur Neuigkeit und war davon überzeugt, daß es ihr gelingen würde, es in der Entertainment Branche zu schaffen. Natürlich gab es großen Ärger zu Hause, und ihre Eltern weigerten es mit ihr zu sprechen. „ Wenn du jetzt unser Haus verläßt, dann ist es für immer!“, hatte die Mutter ganz zornig erwidert. „ Nichts wird mich davon abhalten, zu gehen!“ hatte Ingrid geschriehen als die die Tür knallte. 20 Jahre waren vergangen. Ingrids Träume sind nicht wahrgeworden.
Vielleicht war es Pech, vielleicht hatte es Gott nicht gewollt, vielleicht war sie nicht hartnäckig genug gewesen, wer weiß, mit all diesen „ vielleicht“ gab es ja keine sichere Antwort... Also ob sie es Schicksal oder Unglück oder irgendwie anders bezeichnete, ihre ganzen Pläne waren einfach schief gegangen. Ingrid hatte 5 Jahre in Frankfurt am Main gekellnert, dann wurde sie entlassen. Danach hatte sie ihr Glück in München versucht, aber außer Verkäuferin oder Kellnerin fand sie keine anderen Jobs. Obwohl sie am Anfang versuchte, Kontakte mit Künstlern zu verknüpfen , schien diese Welt ihr einfach geschlossen zu sein. Sie war zwar zu einigen Castings gegangen, aber man fang sie entweder zu jung, zu unexperimentiert, oder zu gewöhnlich. Sie gab es auf und führte ein sehr gewöhnliches Leben, mit dem sie sich so unzufrieden fühlte. Einige Männer sind auch wohl in ihr Leben eingetreten, aber die große Liebe war einfach von ihrem Leben abwesend. Und sie hatte sich auch schon wieder von Herbert, ihrem letzen Freund getrennt. Eines Tages bekam sie Lust, nach Saarbrücken zurückzukehren. Sie buchte ein Zimmer beim Drei Kronen Hotel in der Ursulinenstraße. Ihr Einzelzimmer war einfach, aber gut, und das Frühstück war im Preis inbegriffen. Es war ein ganz komisches Gefühl, nach so vielen Jahren in die Stadt ihrer Kindheit zurückzukehren. Die Stadt hatte sich viel verändert, und trotzdem fühlte sie sich zu Hause. Ihre Eltern waren vor drei Jahren in einem Autounfall gestorben, aber sie war nicht auf der Beerdigung gewesen. Von ihren Eltern wollte sie sowieso nichts mehr wissen. Sie wollte nun die Vergangenheit vergessen... Sie wollte wieder alles von neu anfangen, aber fand keine klare Antwort. Da ging sie spazieren. Einfach so, am linken Saarufer. Sie blickte tief ins Wasser hinein. Die Saar war schön anzugucken und das Ansehen des Wassers beruhigte sie einfach. Sie wollte sich noch eine kleine Zigarette anzünden. Als sie nach ihrem Feuerzeug griff, fiel ihr Handy auf den Boden. Der Bildschirm zerbrach in tausend Fetzen. „ Scheiße...das hatte mir noch gerade gefehlt“ schrie sie laut.
Sie wollte gerade zum Hotel zurückkehren, aber sie bemerkte, daß jemand auf ihre Schulter klopfte. „ He Fräulein, ist alles in Ordnung mit Ihnen?“ Sie drehte sich um und dann erblickte sie ihn. Er war ein großer, junger, schlanker Mann, mit sehr viel Charme. Er lächelte sie an. „ Übrigens, mein Name ist Jens...“ „ Nett Sie kennenzulernen, Jens...heute ist nicht wirklich mein Tag...es scheint als ginge einfach alles schief bei mir...mein Name ist Ingrid...“ „ Nicht alles ist schief gegangen...Sie haben mich kennen gelernt, oder?“ Ingrid lächelte zurück. „ Ja, das schon, das muß ich zugeben...“ „ Wohnen Sie hier in Saarbrücken?“ „ Nee eigentlich nicht, aber ich bin ne Gebürtige Saarbrückerin...ich möchte wieder zurück. Zur Zeit bin ich im Hotel. Ich werde mich ab morgen auf der Suche nach einer Arbeit machen....ja , und Sie Jens, sind Sie von hier?“ „ Aber natürlich. Ich bin in Saarbrücken geboren und lebe immer noch hier...“ „ Ingrid, ich kenne Sie zwar nicht sehr, aber ich schlage vor, heute vergessen wir mal Ihre Probleme. Kommen Sie, ich lade Sie zum Essen ein. Und heute Abend geht s ab in die Disco...Wie wär s mit solch einem Programm?“
„ Na, das klingt verrückt...also, warum nicht?“ Ingrid folgte dem charmanten Jens. Beide bestellten einen Gulasch. Ingrid fühlte sich nun ein bißchen besser. Jens war so verschieden von all den Jungen, die sie vorher gekannt hatte. Er war nett, gepflegt und sehr höflich. Er hatte auch einen wundervollen Sinn für Humor und erzählte Witze auf Platt. Das ist einfach süß, dachte sie. Als sie den Nachtisch bestellte, funkte etwas zwischen beiden Menschen. Jens streichelte zärtlich ihre Hand. Sie erwiderte ihm ihre Zuneigung indem sie ihn ein bißchen schüchtern auf die Wange küsste. Sie wollte etwas sagen, aber Jens schloß ihr Mund mit seinem Finger. Er schaute ihr tief in den Augen und flüsterte ihr ins Ohr: „ Du, Ingrid, ich glaube, ich habe mich tief in dich verliebt...“ Ingrid lächelte und küsste Jens-diesmal auf die Lippen. Sie war zurück in ihrer Heimatstadt, verliebt und glücklich. Ein neuer Kapitel konnte nun beginnen.
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Ingrid war in der Landeshauptstadt des Saarlandes aufgewachsen. Sie kannte ihre Stadt auswendig: den Sankt Johanner Markt, den Ludwigsplatz, die Bäckerei Heil, die Metzer Straße, all die verschiedenen Geschäfte...Jeder Ort erweckte neue Erinnerungen.
Warum sie damals ausgewandert war, wußte sie selbst nicht.
Ach ja, vielleicht wurde damals sie von ihrer Lust nach Abenteuer getrieben...sie wollte es mal in der Großstadt versuchen, da konnte sie vielleicht ihren verrückten Traum verwirklichen, Schauspielerin zu werden.Mit 18 hatte sie so einfach ihre Sachen gepackt und die Stadt verlassen, ohne sich umzudrehen. Sie wendete sich zur Neuigkeit und war davon überzeugt, daß es ihr gelingen würde, es in der Entertainment Branche zu schaffen. Natürlich gab es großen Ärger zu Hause, und ihre Eltern weigerten es mit ihr zu sprechen. „ Wenn du jetzt unser Haus verläßt, dann ist es für immer!“, hatte die Mutter ganz zornig erwidert. „ Nichts wird mich davon abhalten, zu gehen!“ hatte Ingrid geschriehen als die die Tür knallte. 20 Jahre waren vergangen. Ingrids Träume sind nicht wahrgeworden.
Vielleicht war es Pech, vielleicht hatte es Gott nicht gewollt, vielleicht war sie nicht hartnäckig genug gewesen, wer weiß, mit all diesen „ vielleicht“ gab es ja keine sichere Antwort... Also ob sie es Schicksal oder Unglück oder irgendwie anders bezeichnete, ihre ganzen Pläne waren einfach schief gegangen. Ingrid hatte 5 Jahre in Frankfurt am Main gekellnert, dann wurde sie entlassen. Danach hatte sie ihr Glück in München versucht, aber außer Verkäuferin oder Kellnerin fand sie keine anderen Jobs. Obwohl sie am Anfang versuchte, Kontakte mit Künstlern zu verknüpfen , schien diese Welt ihr einfach geschlossen zu sein. Sie war zwar zu einigen Castings gegangen, aber man fang sie entweder zu jung, zu unexperimentiert, oder zu gewöhnlich. Sie gab es auf und führte ein sehr gewöhnliches Leben, mit dem sie sich so unzufrieden fühlte. Einige Männer sind auch wohl in ihr Leben eingetreten, aber die große Liebe war einfach von ihrem Leben abwesend. Und sie hatte sich auch schon wieder von Herbert, ihrem letzen Freund getrennt. Eines Tages bekam sie Lust, nach Saarbrücken zurückzukehren. Sie buchte ein Zimmer beim Drei Kronen Hotel in der Ursulinenstraße. Ihr Einzelzimmer war einfach, aber gut, und das Frühstück war im Preis inbegriffen. Es war ein ganz komisches Gefühl, nach so vielen Jahren in die Stadt ihrer Kindheit zurückzukehren. Die Stadt hatte sich viel verändert, und trotzdem fühlte sie sich zu Hause. Ihre Eltern waren vor drei Jahren in einem Autounfall gestorben, aber sie war nicht auf der Beerdigung gewesen. Von ihren Eltern wollte sie sowieso nichts mehr wissen. Sie wollte nun die Vergangenheit vergessen... Sie wollte wieder alles von neu anfangen, aber fand keine klare Antwort. Da ging sie spazieren. Einfach so, am linken Saarufer. Sie blickte tief ins Wasser hinein. Die Saar war schön anzugucken und das Ansehen des Wassers beruhigte sie einfach. Sie wollte sich noch eine kleine Zigarette anzünden. Als sie nach ihrem Feuerzeug griff, fiel ihr Handy auf den Boden. Der Bildschirm zerbrach in tausend Fetzen. „ Scheiße...das hatte mir noch gerade gefehlt“ schrie sie laut.
Sie wollte gerade zum Hotel zurückkehren, aber sie bemerkte, daß jemand auf ihre Schulter klopfte. „ He Fräulein, ist alles in Ordnung mit Ihnen?“ Sie drehte sich um und dann erblickte sie ihn. Er war ein großer, junger, schlanker Mann, mit sehr viel Charme. Er lächelte sie an. „ Übrigens, mein Name ist Jens...“ „ Nett Sie kennenzulernen, Jens...heute ist nicht wirklich mein Tag...es scheint als ginge einfach alles schief bei mir...mein Name ist Ingrid...“ „ Nicht alles ist schief gegangen...Sie haben mich kennen gelernt, oder?“ Ingrid lächelte zurück. „ Ja, das schon, das muß ich zugeben...“ „ Wohnen Sie hier in Saarbrücken?“ „ Nee eigentlich nicht, aber ich bin ne Gebürtige Saarbrückerin...ich möchte wieder zurück. Zur Zeit bin ich im Hotel. Ich werde mich ab morgen auf der Suche nach einer Arbeit machen....ja , und Sie Jens, sind Sie von hier?“ „ Aber natürlich. Ich bin in Saarbrücken geboren und lebe immer noch hier...“ „ Ingrid, ich kenne Sie zwar nicht sehr, aber ich schlage vor, heute vergessen wir mal Ihre Probleme. Kommen Sie, ich lade Sie zum Essen ein. Und heute Abend geht s ab in die Disco...Wie wär s mit solch einem Programm?“
„ Na, das klingt verrückt...also, warum nicht?“ Ingrid folgte dem charmanten Jens. Beide bestellten einen Gulasch. Ingrid fühlte sich nun ein bißchen besser. Jens war so verschieden von all den Jungen, die sie vorher gekannt hatte. Er war nett, gepflegt und sehr höflich. Er hatte auch einen wundervollen Sinn für Humor und erzählte Witze auf Platt. Das ist einfach süß, dachte sie. Als sie den Nachtisch bestellte, funkte etwas zwischen beiden Menschen. Jens streichelte zärtlich ihre Hand. Sie erwiderte ihm ihre Zuneigung indem sie ihn ein bißchen schüchtern auf die Wange küsste. Sie wollte etwas sagen, aber Jens schloß ihr Mund mit seinem Finger. Er schaute ihr tief in den Augen und flüsterte ihr ins Ohr: „ Du, Ingrid, ich glaube, ich habe mich tief in dich verliebt...“ Ingrid lächelte und küsste Jens-diesmal auf die Lippen. Sie war zurück in ihrer Heimatstadt, verliebt und glücklich. Ein neuer Kapitel konnte nun beginnen.
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Wednesday, February 19, 2014
Romance Corner: Petit conte de la Saint Valentin
Romance Corner: Petit conte de la Saint Valentin: Un amour de collégiens. À mes élèves. Depuis la rentrée, Telma n’avait pas été dans de trop bonnes dispositions d’esprit. Elle avait ...
Petit conte de la Saint Valentin
Un amour de collégiens.
À mes élèves.
Depuis la rentrée, Telma n’avait pas été dans de trop bonnes dispositions d’esprit. Elle avait quitté Bordeaux pour venir s’installer à Paris. Elle entrait en classe de 3 eme et cela réclamait pour elle un dur effort d’adaptation, car toutes ses amies étaient restées à Bordeaux où elle avait toutes ses petites habitudes. Elle avait tout de même réussi à se faire plusieurs bonnes amies, grâce à son tempérament plutôt chaleureux. Mais Paname lui semblait hostile, et surtout elle détestait « ce climat de m… »,comme elle disait.
Telma était une jeune fille très à la mode, très branchée.Elle se faisait remarquer par ses belles tenues. Malgré ses résultats corrects, Telma ne faisait pas beaucoup d’effort à l’école. Elle avait un mépris pour les « intellos » et préférait de loin, filles et garçons confondus, les provocateurs et les rebelles par nature. C’est pour cela qu’elle s’était liée d’amitié avec Isadora, qui tenait tête à tout le monde et qui ne manquait pas de se faire coller chaque semaine.
Telma était Guadeloupéenne, très stylée, très mince et très claire de peau. Heidi Klum, Naomi Campbell et Kate Moss étaient ses idoles incontestées .Elle se moquait des gens qui ne « savaient pas s’habiller » et surtout des garçons trop coinces et trop classiques à son gout.
Il y avait un garçon pour qui elle nourrissait une aversion toute particulière : il s’agissait de Stanislas,un garçon de sa classe, d’origine polonaise, qu’elle méprisait profondément. « Stan » représentait tout ce qu’ elle abhorrait chez le sexe opposé il était tres « classique » de par son style vestimentaire, très bon élève, a l écoute de ses professeurs, il parlait plusieurs langues, et raflait toujours les meilleures moyennes, en français,en allemand, en anglais et en mathematiques.
C’est un « no life », pensait- elle. Il ne vit que pour le « bahut ». Telma évitait de croiser son regard, sauf quand il se voulait ironique.
Mais en cet après-midi du 14 février, sa vie allaitbasculer. Cupidon allait frapper de façon très inattendue.
Madame Bonnichaud, la prof d’Anglais l’avait obligée de s’assoir a cote de Stanislas, malgré ses protestations intempestives, afin de rédiger un dialogue, une petite saynète qui devait être jouée a deux.
« Mais Madame, je ne vais quand même pas me mettre a cote de ce gros plouc de Stan, pitié ! »
À cette remarque Madame Bonnichaud lança un regard très severe a Telma, et lui fit comprendre , par la sévérité de son expression qu’ il n’yavait lieu de discuter.
« Quelle galère ! » se dit Telma, qui avaitenvie d’embêter Stan plus qu’elle ne voulait travailler avec lui. D’un geste vif, elle s’empara de son carnet de correspondance et le nargua très longtemps du regard.
Puis elle se mit à le plier, faisant mine de le déchirer.
Stan, qui était plutôt un garçon effacé et discret se leva et cria : « rends moi mon carnet, espèce de garce ! »
Les éclats de voix qui parvenaient de la place de Stan parvinrent aux oreilles de Madame Bonnichaud, qui voyant ses deux élèves sedisputer, décida de les coller sans autre forme de procès afin que son cours se poursuive dans de bonnes conditions.
Stan chuchota a l’oreille de Telma : « Espèce de s…, tu vas me le payer…je n’ai jamais été colléde toute l’année… »
« Va te faire f…, "bolosse" », lui répondit très bas Telma.
« Bon on fait semblant de bosser la, sinon la mère Bonnichaud va encore pointer le bout de son nez… »
« Ok. Mais tu ne perds rien pour attendre, ma belle ! »
Pendant qu’ ils rédigeaient leur dialogue dans la langue de Shakespeare, Telma regardait Stan a la dérobée…elle n’avait jamais remarqué combien ses yeux était bleus.
« Bleus comme le ciel », se dit-elle , murmurant à mi-voix
Pendant qu’il ne la regardait pas, elle lui lança un second regard, en le voyant penché sur sa feuille.
Elle se sentit soudain prise d’un vertige. Sa vue sebrouilla quelques instants.
Son cœur bondissait dans sa poitrine, et tout se mélangeait dans sa tête. C’est alors qu’ elle se rendit compte qu’ il la regardait à sontour. Bizarrement, il n’avait plus l’air furieux.
Il lui dit : « regarde, voilà ce que j’ai écrit…tu le trouve comment, mon texte?… »
La gorge de Telma se serra, mais elle fit un effort quasi surhumain pour lui répondre :
« C’est très bien, je pense que la Bonnichaud aimera… »
Prétextant de ramasser un stylo tombe à terre, Stan effleura
Telma de la main.
Le cœur de Telma était en proie à une émotion intense, maiselle affecta un air désinvolte, et un sourire qui se voulait très timide.
Sauvée par le gong de la dernière heure de cours, Telma sortit du collège en toute hâte. Pendant quelle pressait le pas, son cartable sur le dos, quelqu un toucha son épaule.
« He, Telma, attends-moi, il faut qu’on parle »
Telma sentait ses jambes se dérober sous elle, elle crut qu’elle allait défaillir : c’était Stan qui se tenait derrière elle.
« Mais je dois rentrer à la maison », Stan, dit-elle,avec une petite hésitation dans la voix
« Tu as bien cinq minutes, Telma ? »
« Oui, mais si c’est pour me parler de ton carnet et de ton heure de colle, je m’excuse, je suis vraiment désolée, je ne sais pas ce qui m’a pris. », dit-elle, avec un soupçon de remords dans le timbre de savoix
« Non, ce n’est pas pour ça… », dit Stan en lui saisissant la main et en l’attirant dans un des culs de sac, à proximité du collège. Sa peau était douce et agréable au toucher. Telma frissonnait légèrement…
Stan s assura que personne ne les regardait. Il posa son cartable a terre et débarrassa Telma du sien Stan s’approcha de Telma, l enlaça tendrement et déposa un doux baiser sur ses lèvres. Son haleine sentait bon lamenthe fraiche. Telma lui rendit son baiser avec toute la fougue de ses 15 ans.Elle ébouriffa les cheveux blonds comme le ble de son compagnon, tant haï autrefois.
« Je t’aime, mon doudou », lui murmura-t-elletendrement a l’oreille.
« Moi aussi, mon petit sucre d’orge », lui répondit Stan en souriant.
Ils restèrent enlacés pendant dix minutes. Le temps avai tsuspendu son vol pour deux jeunes gens dont le cœur battait maintenant à l’unisson.
Comme l’avenir paraissait rose, tout à coup, et si léger !C’est si beau d’avoir quinze ans, d’être léger et insouciant…
Quel bonheur d’aimer et d’être aime en retour !
Copyright©by Isabelle Esling
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À mes élèves.
Depuis la rentrée, Telma n’avait pas été dans de trop bonnes dispositions d’esprit. Elle avait quitté Bordeaux pour venir s’installer à Paris. Elle entrait en classe de 3 eme et cela réclamait pour elle un dur effort d’adaptation, car toutes ses amies étaient restées à Bordeaux où elle avait toutes ses petites habitudes. Elle avait tout de même réussi à se faire plusieurs bonnes amies, grâce à son tempérament plutôt chaleureux. Mais Paname lui semblait hostile, et surtout elle détestait « ce climat de m… »,comme elle disait.
Telma était une jeune fille très à la mode, très branchée.Elle se faisait remarquer par ses belles tenues. Malgré ses résultats corrects, Telma ne faisait pas beaucoup d’effort à l’école. Elle avait un mépris pour les « intellos » et préférait de loin, filles et garçons confondus, les provocateurs et les rebelles par nature. C’est pour cela qu’elle s’était liée d’amitié avec Isadora, qui tenait tête à tout le monde et qui ne manquait pas de se faire coller chaque semaine.
Telma était Guadeloupéenne, très stylée, très mince et très claire de peau. Heidi Klum, Naomi Campbell et Kate Moss étaient ses idoles incontestées .Elle se moquait des gens qui ne « savaient pas s’habiller » et surtout des garçons trop coinces et trop classiques à son gout.
Il y avait un garçon pour qui elle nourrissait une aversion toute particulière : il s’agissait de Stanislas,un garçon de sa classe, d’origine polonaise, qu’elle méprisait profondément. « Stan » représentait tout ce qu’ elle abhorrait chez le sexe opposé il était tres « classique » de par son style vestimentaire, très bon élève, a l écoute de ses professeurs, il parlait plusieurs langues, et raflait toujours les meilleures moyennes, en français,en allemand, en anglais et en mathematiques.
C’est un « no life », pensait- elle. Il ne vit que pour le « bahut ». Telma évitait de croiser son regard, sauf quand il se voulait ironique.
Mais en cet après-midi du 14 février, sa vie allaitbasculer. Cupidon allait frapper de façon très inattendue.
Madame Bonnichaud, la prof d’Anglais l’avait obligée de s’assoir a cote de Stanislas, malgré ses protestations intempestives, afin de rédiger un dialogue, une petite saynète qui devait être jouée a deux.
« Mais Madame, je ne vais quand même pas me mettre a cote de ce gros plouc de Stan, pitié ! »
À cette remarque Madame Bonnichaud lança un regard très severe a Telma, et lui fit comprendre , par la sévérité de son expression qu’ il n’yavait lieu de discuter.
« Quelle galère ! » se dit Telma, qui avaitenvie d’embêter Stan plus qu’elle ne voulait travailler avec lui. D’un geste vif, elle s’empara de son carnet de correspondance et le nargua très longtemps du regard.
Puis elle se mit à le plier, faisant mine de le déchirer.
Stan, qui était plutôt un garçon effacé et discret se leva et cria : « rends moi mon carnet, espèce de garce ! »
Les éclats de voix qui parvenaient de la place de Stan parvinrent aux oreilles de Madame Bonnichaud, qui voyant ses deux élèves sedisputer, décida de les coller sans autre forme de procès afin que son cours se poursuive dans de bonnes conditions.
Stan chuchota a l’oreille de Telma : « Espèce de s…, tu vas me le payer…je n’ai jamais été colléde toute l’année… »
« Va te faire f…, "bolosse" », lui répondit très bas Telma.
« Bon on fait semblant de bosser la, sinon la mère Bonnichaud va encore pointer le bout de son nez… »
« Ok. Mais tu ne perds rien pour attendre, ma belle ! »
Pendant qu’ ils rédigeaient leur dialogue dans la langue de Shakespeare, Telma regardait Stan a la dérobée…elle n’avait jamais remarqué combien ses yeux était bleus.
« Bleus comme le ciel », se dit-elle , murmurant à mi-voix
Pendant qu’il ne la regardait pas, elle lui lança un second regard, en le voyant penché sur sa feuille.
Elle se sentit soudain prise d’un vertige. Sa vue sebrouilla quelques instants.
Son cœur bondissait dans sa poitrine, et tout se mélangeait dans sa tête. C’est alors qu’ elle se rendit compte qu’ il la regardait à sontour. Bizarrement, il n’avait plus l’air furieux.
Il lui dit : « regarde, voilà ce que j’ai écrit…tu le trouve comment, mon texte?… »
La gorge de Telma se serra, mais elle fit un effort quasi surhumain pour lui répondre :
« C’est très bien, je pense que la Bonnichaud aimera… »
Prétextant de ramasser un stylo tombe à terre, Stan effleura
Telma de la main.
Le cœur de Telma était en proie à une émotion intense, maiselle affecta un air désinvolte, et un sourire qui se voulait très timide.
Sauvée par le gong de la dernière heure de cours, Telma sortit du collège en toute hâte. Pendant quelle pressait le pas, son cartable sur le dos, quelqu un toucha son épaule.
« He, Telma, attends-moi, il faut qu’on parle »
Telma sentait ses jambes se dérober sous elle, elle crut qu’elle allait défaillir : c’était Stan qui se tenait derrière elle.
« Mais je dois rentrer à la maison », Stan, dit-elle,avec une petite hésitation dans la voix
« Tu as bien cinq minutes, Telma ? »
« Oui, mais si c’est pour me parler de ton carnet et de ton heure de colle, je m’excuse, je suis vraiment désolée, je ne sais pas ce qui m’a pris. », dit-elle, avec un soupçon de remords dans le timbre de savoix
« Non, ce n’est pas pour ça… », dit Stan en lui saisissant la main et en l’attirant dans un des culs de sac, à proximité du collège. Sa peau était douce et agréable au toucher. Telma frissonnait légèrement…
Stan s assura que personne ne les regardait. Il posa son cartable a terre et débarrassa Telma du sien Stan s’approcha de Telma, l enlaça tendrement et déposa un doux baiser sur ses lèvres. Son haleine sentait bon lamenthe fraiche. Telma lui rendit son baiser avec toute la fougue de ses 15 ans.Elle ébouriffa les cheveux blonds comme le ble de son compagnon, tant haï autrefois.
« Je t’aime, mon doudou », lui murmura-t-elletendrement a l’oreille.
« Moi aussi, mon petit sucre d’orge », lui répondit Stan en souriant.
Ils restèrent enlacés pendant dix minutes. Le temps avai tsuspendu son vol pour deux jeunes gens dont le cœur battait maintenant à l’unisson.
Comme l’avenir paraissait rose, tout à coup, et si léger !C’est si beau d’avoir quinze ans, d’être léger et insouciant…
Quel bonheur d’aimer et d’être aime en retour !
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Unexpected romance at the heart of Paris
From all cities in the world, Paris has been loved and envied by many nations. It is the Capital of all beauty, the center of the artistic world.
Its architecture is magnificent. Paris is a city of high vibrations. Moreover, Paris is known as the Capital of romance and love.
If you gave up on your love life, Paris might give you another chance to meet your soul mate.
Megan had just celebrated her 20th birthday. Her school had granted her a bursary to study in a Parisian business school which included 6 months of intensive training in French language, as she didn’t master the language at all.
It was a hard move to leave her sunny hometown, San Diego, for the French Capital. She found a tiny room near place Denfert Rochereau. Now that she was on her own, she was feeling quite on the low. Her friends and family were envying her for being in Paris, but she didn’t like being here.
She also felt that all the tales she had been told about “romance and perfect love in the French Capital” sounded more like “cliché” than anything else.
She hated the metro and found people to be stressed out and unfriendly most of the time.
“The French, nice people?” what a nonsense, she said to herself….” These people arejust unpleasant…Parisians are so unpleasant, I just hate them!”
As a matter of fact, she also hated the French because she was unable to communicate properly in their language. Most of them didn’t speak English. She didn’t know anybody.
She felt bored, most of the time.
On this Wednesday afternoon, she decided to have a small drink and to study her lessons at Café Daguerre, one of the most popular cafes of the quarter Denfert Rochereau.
She ordered a glass of Coca Cola and did her best to concentrate on her French lesson.
She passedher hand in her hair, unwillingly hit her glass, which fell onto the floor and spilled on her piece of paper.
“Shit- mylesson! How am I going to learn my lesson now? “
She felt so angry with herselfand was about to cry. She had also spilled some of it on her French book andmade a desperate attempt to clean it.
“ Est- ce que je peux vous aider?” ,( « MayI help you ? ») said a young man in from the table next to her .
She glanced at him. This young man was so different from all the Californian boys she had known before. He looked a little bit tiny compared with them- and so shy and well behaved.
“ Je parle Francais un peu”, she responded in a broken French, a little bit embarrassed.
Fortunately the Frenchman next to her table spoke English too.
“May I helpyou, you look like you need some help...”, he said with a nice smile
“ It is a hopeless situation,” Megan said, “ I spilled all my drink over the lesson I was supposed to learn and I will probably have to buy another book”..
“Everything happens for a reason, Mademoiselle! May I introduce myself, my name is Thierry…”
“ Oh nice to meet you, I m Megan… Do you live here?”
“ Oh yes, I was even born here”
“ So you are French?”
“ Yes , I am…I suppose you are American, according to your accent…”
“ You got it right”
“May I offer you another drink? I may not be able to replace your French book, but lets see what we can do about French lessons…”
Megan smiled.
“ Oh thank you so much, but I d be unable to pay you for the French lessons, I am just a foreign student based in Paris…”
“ Never mind, Thierry smiled back, but could you do me a favor in return? Would you come to the Pont des Arts with me for a walk after we leave this Cafe?”
“ Sure, Megan responded.”
As both left the Café and had done a few miles together, Megan suddenly realized how cute her walking partner was. As she reached the romantic bridge, her heart began to melt as Thierry held her hand tenderly, deeply looking into her eyes…she stole him a kiss from his lips.
Copyright©by Isabelle Esling
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Blocked in the lift
With Christmas approaching, Connors and Co s workload always augmented for all employees of the prestigious company. Especially the secretaries had to work overtime. Deadlines were set, emails had to be answered, demands to be treated urgently and copies to be made very fast.
Actually there was no time left for dreaming or romantic thoughts. You had to be dedicated full time, work fast and leave as late as possible. If the boss noticed some delay, you could be fired very easily. Products had to be sold; clients had to be fully satisfied.
As she was responding to the 200th email from a client in the late evening of the 23rd of December, Laura was feeling totally drained out. She was about to tidy her desk when the boss came in, asking her to do a few copies before she left.
Although she was feeling the fatigue, she knew she could barely refuse this favor to her boss, even if it implied taking the lift to the first floor and then come back to her office again.
Laura took the documents with her and called the lift.
As the lift was opening, she saw Rob inside, greeting her with an ironic grin.
“Oh no, not this dork again!” she thought to herself.
She really disliked Rob since she started working with the company and she found him so arrogant and critical towards members of the staff, because he was a high graduate and, moreover, he was the Vice President.
“Hello Rob”, she said, and just looked away.
Rob didn’t even bother to answer her forced greeting.
“As if I really cared about this arrogant pig”, she talked to herself again. “He can go to hell…I ll do my photocopies and then I ll be free to go home and celebrate Christmas with my family…”
As they were reaching the third floor, the lift suddenly blocked.
“Goddamn”, said Rob, as the darkness was setting in, “we are blocked for good!
“Laura, do you have a mobi phone?”
“No Rob, I left it on my desk…”
“You brainless secretaries never think…this is typical…”
“ No Rob, stop it…I won’t take it from you this evening I am fed up with your arrogance…I am tired, I just wanna go home,please leave me alone!”
“ Ok, anyway, I guess we will have to push the emergency button and call for help…wait…at least I got my lighter, so we won’tbe completely in the dark…”
Laura was exhausted. She started crying.
“ I hate being with you here…I wanna get out of here…”
“Listen, you silly girl, I also hate being here withyou, but we need to find a solution right now…otherwise we might spend thenight here…”
Laura’s face faded to white. She had always suffered from claustrophobia. She realized that Rob might be right and that the staff might be gone by now…she nervously pushed the emergency button. It was ringing,but nobody was answering on the other side…
A feeling of panic was overwhelming her, she was losing control. She was about to fall when Rob caught her in his arms.
“ Hey, Laura, you got to be strong. We might have to wait here for a while. I know I am not the ideal partner to be blocked in a lift with, but I will make an effort. I apologize to you for being so rude…hey,Laura, are you ok?”
Laura didn t respond at first. He face was still pale.Obviously she was feeling unwell and uncomfortable at the same time.
“ Laura, I promise to be nice and well behaved. But talk to me, please. Don t panic. We will get out of here sooner or later…”
“ I am scared, Rob…I hate the dark, I hate beinginside of here…I can’t breathe properly…”
Laura broke into tears as she began sitting on the floor. She held her head in her hands. Rob felt so sorry for her at this very moment. He sat next to her and began caressing her hair.
“Come on Laura, be strong, we ll find a way, I promise you we will get out of here…”
“How and when??? I can’t see any way out…”
Rob put his finger on her mouth.
“ Shhh…calm down…”
He kissed her cheek to comfort her. Laura’s head was spinning. She leaned on Robs shoulder.
“ Laura, I am not your enemy as you might think. I admit that I have been arrogant during all these years and it is also due to the high pressure in this company I do run with Mr Wallis. It wasn’t directed against you. I just couldn t cope with all the pressure and needed an outlet…”
“ Yes, but this outlet was me…”
“ I am so sorry, please forgive me, Laura…I didn tmean to be such an asshole.”
“Come here, Laura, he said…as he put her arms on toher shoulder. He held her tight, lovingly.”
Laura started feeling a little bit better. Her hatred against Rob had vanished. She was even feeling good in his arms.
Robs eyes glanced into the dark, but she was reading more compassion in his facial expression. She was even feeling attracted to the man she hated 10 minutes before.
As they were looking at each other, their lips met.
Rob started kissing Laura passionately. Laura let herself go completely. During this strange evening, Laura and Rob became lovers.
After they had spent the most delicious instants together, they decided to call the emergency button again. This time, somebody answered. Rob gave the address of his company. Help was on its way, but life would never be the same after he got to know Laura better.
Laura held his hand and caressed his hair.
“Apparently, everything happens for a reason, Rob…I ll never look at you with the same eyes. I think I missed a wonderful person all these years.”
“Baby, it is my entire fault…but now my heart belongs to you…”
Love appears in unexpected places: Love defies everything.
Love had chosen to be Laura and Robs ultimate gift in a small lift on a 23rd of December evening.
Copyright© by Isabelle Esling
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Your corner for romance
Most of you know me as Isabelle Esling. I am a published writer. I published 5 books between 2012 and 1013. I am getting two more of my books published in 2014: one of them is a love story´in French: "Mon Coeur bat pour toi, Sammy".
I have another book in English in the works, it is also a love story entitled The Muse...
I wrote on various subjets, but I noticed that I really love writing romantic stories.
I d like my readers toenjoy some of my readings, so I will post some short love stories in English, German or French on here-for your best pleasure. ( don t have time to translate them, sorry...)
Enjoy your readings.
Your author:)
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